
SITIMM, dont au moins 40% des adhérents sont des femmes, défend les mères au travail: stabilité de l'emploi, protection de l'article 170 de la Loi fédérale du travail et négociation collective pour des congés rémunérés plus longs.
SITIMM, organisation syndicale dont au moins **40% des adhérents sont des femmes**, a toujours œuvré pour la promotion des valeurs au travail liées à l'égalité de genre et aux droits des femmes, et a multiplié ces dernières années ses efforts pour protéger, améliorer et faire avancer la place des femmes dans le monde du travail et au sein du syndicat.
Il convient de rappeler que notre Secrétaire général, en **2012**, alors membre du Congrès de l'Union à la Chambre des députés, a participé aux débats sur la Réforme du Travail qui s'est conclue, entre autres avancées importantes, par une modification de l'**article 170 de la Loi fédérale du travail** relatif au Travail des femmes et au droit des mères qui travaillent, offrant davantage de protection et de sécurité aux mères au travail pendant et après l'accouchement, ainsi qu'en cas d'adoption.
Ce n'est un secret pour personne que les femmes au travail traversent une période de vulnérabilité ouverte et exposée pendant la grossesse et l'allaitement. De fait, un grand nombre de mères qui travaillent ne reprennent plus leur poste après cette période, en grande partie parce qu'elles ne disposent pas du temps nécessaire (en jours) pour préparer la naissance de leurs enfants, récupérer physiquement et émotionnellement, et enfin s'occuper de leur bébé et de leur famille.
Cela, sans compter l'angoisse qu'elles éprouvent en envisageant la probabilité de perdre leur emploi en raison de l'absence liée à la grossesse, puis à la maternité.
Pour SITIMM, et pour tous, défendre la santé des femmes pendant la grossesse et la maternité et, bien entendu, leur garantir leur poste de travail, parmi d'autres combats, permet une véritable égalité de chances et de traitement pour les femmes; et, chose très, très importante, leur permet de fonder une famille dans les meilleures conditions.
La **négociation collective** doit être un instrument pour établir et garantir les meilleures conditions aux mères qui travaillent et à leurs enfants après l'accouchement.
Actuellement, la Loi fédérale du travail établit, en son **article 170, fraction II**, que les mères qui travaillent ont droit à un congé de **six semaines avant et six semaines après l'accouchement**. La fraction III ajoute que, si elles sont dans l'impossibilité de travailler en raison de la grossesse ou de l'accouchement, cette période peut être prolongée aussi longtemps que nécessaire.
Des circonstances qui n'ont pas été prises en compte à leur juste importance, que ce soit en raison du nombre de cas par rapport à l'effectif total d'une entreprise, du critère du médecin, de la nécessité de reprendre le travail le plus tôt possible par crainte de le perdre, ou parce que la prise en charge d'un nouveau membre de la famille impose de rester à la maison.
Saviez-vous qu'au **Brésil et au Canada**, on accorde jusqu'à **120 jours** de congé maternité; au **Chili et à Cuba 156**; et au **Royaume-Uni jusqu'à 365 jours** de maternité?
Nous tous — entreprises, syndicats et gouvernement — devons garantir la stabilité de l'emploi des mères qui travaillent; un revenu essentiel au bien-être de toute famille. Nous devons leur reconnaître leur condition de femmes en situation de vulnérabilité pendant la grossesse et après l'accouchement.
Nous devons donc formaliser des **conventions et pactes collectifs** qui établissent des périodes de repos plus longues, avec maintien du salaire, afin que les femmes au travail puissent répondre aux besoins de leurs enfants nouveau-nés, mener une récupération saine et complète, partager du temps avec les autres membres de la famille et, bien entendu, voir leur emploi garanti.
_Lic. Martín Hernández — Secretario de Trabajo_